Comment apprendre à remplir un chèque et devenir folle ?

Publié le par Les apprentis caribous

Pour la première fois, j’ai dû remplir un chèque canadien pour payer le loyer. Hum hum… Comment ça se rempli ? Google est ton ami… Pour commencer, il faut savoir qu’ici les chèques sont payants, à savoir 42 $ les 100 pour les plus simples, car on peut même les personnaliser. La première chose à laquelle il faut faire attention c’est la date car l’année, le mois et le jour ne sont pas dans l’ordre auquel nous sommes habitués en France. C’est tout le temps tout mélangé, comme les dates de péremption. Ensuite c’est comme s’il y avait deux ordres so the question is : quoi mettre à chaque ? Apparemment celui du bas c’est pour nous puisque, un, il n’y a pas de talon, et deux, le chèque nous revient à la fin du mois une fois traité. Pour la ligne où on doit écrire en chiffres aussi ce n’était pas clair puisque au bout de cette même ligne un montant est écrit en chiffres… A l’école (je travaille 1h20 par jour dans une école française) cette après-midi-là, une maman (française) a également fait son baptême de remplissage de chèque. En la voyant ça m’a rassurée…

Bref, une fois le chèque rempli je le mets dans la boîte aux lettres de l’immeuble prévue à cet effet. La nuit passe. Je me lève et là que vois-je sur la table ? Le chèque. Le même chèque que j’avais rempli la veille et que j’avais moi-même mis dans la boîte aux lettres. Quelques secondes de flottement… Il y avait un post-it dessus en demandant de bien vouloir le refaire avec un ordre exact. C’est vrai, je me rappelle, quand j’avais vu l’administrateur de l’immeuble (pour payer le loyer justement mais en cash) je lui avais signalé une fuite sous l’évier. Il m’a fait comprendre qu’il n’y avait pas besoin de prendre rendez-vous puisqu’il a les clés. Gloups. Il me semble qu’en France une agence de location ne peut pas garder les doubles de clés. Enfin, tout s’explique. Pendant qu’on dormait tranquillement, il est juste entré chez nous.

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Ce soir il y avait le vernissage de la triennale du Musée d’art contemporain de Montréal dont le titre est Le travail qui nous attend. J’ai bien eu envie d’appeler quelqu’un pour m‘accompagner mais ça faisait un peu loin. Donc j’y suis allée quand même, toute seule, puisque mon rêve serait d’y travailler. Tout le gratin montréalais avait dû se donner rendez-vous. Il y avait un monde fou. Dans l’atrium en arrivant, il y avait un vrai bateau chaviré transformé en bar. Un des avantages d’aller à un vernissage c’est qu’on peut visiter l’exposition gratuitement (autrement c’est 10 $). Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle est très dense. Toutes les salles du musée ont été mises à contribution. Mais aucune des œuvres ne m’a particulièrement émue. Hormis peut-être une vidéo particulière de l’installation pour les deux concerts de U2 de cet été. L’événement a eu lieu dans un hippodrome désaffecté et tout a dû être construit pour l’occasion jusqu’aux gradins pour accueillir les 80 000 spectateurs par soir.

 MACM


En ce moment c’est l’été indien. Les températures sont douces et les arbres se parent de belles couleurs d’automne. Il faut en profiter parce que l’hiver arrive doucement mais sûrement. On va bientôt acheter nos manteaux d’hiver.

Publié dans Vie quotidienne

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JARDIN Bénédicte 11/10/2011 18:15



J'aimerai vraiment pas me réveiller et voir que quelqu'un est passé!!!!!!!!!



Mélanie 07/10/2011 21:03



Whouuu quelle intrigue ce chèque !