Life goes on...

Publié le par Lauriane & Arnaud

Dimanche 19 juin

Le dimanche midi Renaud ne travaille pas. On en profite pour boire le Champagne qu’on lui a offert à notre arrivée. Première goutte d’alcool depuis notre arrivée ! Ça fait du bien… D’autant plus qu’on est installé sur le toit de l’immeuble, magnifique soleil mais surtout magnifique vue ! Renaud nous fait la visite guidée de tous les édifices que l’on voit depuis le toit : Le Marché Bonsecours, le parc d’attractions La Ronde, la Biosphère (ancien pavillon des Etats-Unis de l’exposition universelle de 1967), le mini « Big Ben », les habitats 67, le Canal de Lachine, le centre des Sciences, la voie de chemin de fer… Que demander de plus (du travail ?) ? On apprend à faire connaissance. Depuis notre arrivée, on ne l’a pas beaucoup vu. Il travaille le midi sauf samedi et dimanche (chez un italien) et tous les soirs 7/7 (chez un portugais). Il nous apprend que son frère Fabrice, sa femme et leurs deux enfants arrivent dans une semaine.

 

arnaud toit


Il nous parle d’une rue (non loin de son travail du soir) où toute la circulation a été bloquée toute la semaine jusqu’à aujourd’hui pour une sorte de vide-grenier des magasins dans la rue. Tous les bars et restaurants occupent également la rue. Et c’est parti ! Bon, en fait, on n’a pas trop aimé, on pensait qu’il y avait quand même quelques particuliers comme un vrai vide-grenier ! Mais non.

 

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foodism

RESTEZ FRAIS


En rentrant à l’appartement, on s’est motivé pour aller courir. On a couru le long du canal de Lachine. Les endorphines ont été libérées!


Bonne fête aux papas !

 

 

Lundi 20 juin


Aujourd’hui, visite du quartier Latin. Par contre, Renaud nous a vivement déconseillé de s’y balader le soir car c’est un quartier malfamé. Les gens y sont alcoolisés, drogués, paumés… Il est 14 heures, ça devrait aller… Le coin est sympa, on passe devant la grande bibliothèque de Montréal, des bouquinistes.  En fait, il y a beaucoup d’endroits pour se restaurer (comme d’habitude me direz-vous). Mais je ne savais pas que les japonais et les chinois étaient des latinos… Ah ils sont partout ! On n’est pas loin du restaurant portugais où travaille Renaud donc on décide de lui rendre une petite visite. Il nous a proposé de venir boire une sangria. Nous n’avons pas su résister. Arnaud en profite pour analyser le fonctionnement d’un service ici. Il y a notamment des postes qui n’existent pas forcément en France comme les bus boys (équivalent d’un runner) et les hôtesses (rabatteuses), même pour un petit établissement. Le serveur a d’abord un rôle de vendeur (bonne prise de commande, suggestions…).

 

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rues biblio

 

quartier latin 2

quartier latin 1

quartier latin 3


Comme des montréalais, on est allé faire des courses à IGA. C’est cool, on commence à bien se repérer, tant au niveau du trajet que des produits ! On y trouve des produits convenables pour des français, mis à part des oignons surdimensionnés !


oignons

 

Mardi 21 juin


La pression de ces dernières semaines se relâche. La journée n’a pas été productive. On a fait une journée cocooning, une journée off. On a fait honneur à la journée de la lenteur dont nous a parlé Bénédicte dans un commentaire du blog, bien que notre colocataire ne connaisse pas l’existence de cette journée. En tout cas, la fête de la musique n’existe pas ici, bien qu’elle commence à s’internationaliser. Mais ici, tout l’été les festivals s’enchaînent et les québécois préparent la fête nationale du Québec qui a lieu tous les 24 juin.


On en a profité pour découvrir la télévision québécoise. Une quarantaine de chaines. Les trois quarts sont en français. Je suis tombé sur la série Beautés desespérées (traduisez Desperate Housewifes !) et j’ai découvert leur système de publicité ! Je savais que ça fonctionnait comme ça aux Etats Unis mais pas au Canada. Je m’explique. Toutes les dix minutes on a le droit à 5 min de publicités (environ, je n’ai pas calculé). C’est très énervant ! On ne peut pas suivre intensément l’histoire. Et comme la pub ne dure pas longtemps, on n’a pas le temps d’aller faire autre chose. On est bêtement hypnotisé par leur réclame encore plus débile qu’en France. Sur dix pubs, il doit en avoir la moitié sur les fast-foods. A la fin de l’épisode, j’ai plus eu l’impression d’avoir regardé de la publicité que d’avoir regardé une série !

 

Mercredi 22 juin


On prend la direction du Consulat Général de France pour entamer nos recherches de travail et surtout avoir des conseils pour ajuster nos CV à la mode québécoise. On sait déjà qu’ici il n’est pas nécessaire (c’est même interdit je crois) de mettre l’âge, l’état civil, une photo... Par contre, pour nos diplômes, on ne sait pas comment faire pour qu’un recruteur québécois sache de quoi il s’agit. Les niveaux d’études ne correspondent pas et encore moins nos intitulés de diplôme. Et surtout, il parait qu’ils nous aident vraiment à trouver du travail ! Arrivés au Consulat, on nous apprend qu’en fait c’est désormais l’OFII (Office Français de l’immigration et de l’Information) qui peut nous aider. Arrivés à l’OFII, on s’enregistre, on a désormais un dossier là-bas. On prend rendez-vous pour une consultation avec un conseiller. On dispose d’une salle informatique avec Internet et où on peut imprimer des CV. Donc on a pu imprimer plein de CV pour flyer ! On aura toujours ça en attendant nos rendez-vous le 30 juin. Ils proposaient également une conférence sur le bénévolat. Je m’y suis donc inscrite ! Ça pourrait peut-être m’être utile pour intégrer le milieu culturel.


Pour continuer sur notre lancée, on décide d’aller ouvrir un compte bancaire mais on n’a pas pris d’argent avec nous. Tant pis, on prendra juste un rendez-vous. Arrivés à la Royal Bank of Canada (RBC). Un gentille dame nous accueille et nous informe qu’on peut ouvrir un compte même sans mettre d’argent tout de suite mais que les conseillers sont déjà tous en rendez-vous. Et puis finalement il y en a un qui se libère, il nous prend tout de suite. Efficace ! On ouvre donc un compte conjoint ! On prend la carte de débit de base (par contre, on ne pourra pas faire d’achats par Internet). Pour 4 $ par mois, on a le droit à 15 opérations mensuelles (paiements et retrait d’espèces mais uniquement chez RBC). Et on a une carte chacun avec également une session chacun sur Internet (alors que c’est le même compte). Il nous a donné des cartes temporaires, on recevra les vraies cartes par la poste, enfin quand la poste arrêtera sa grève. Le conseiller est hyper sympa, il nous parle de la vie au Québec et aussi que le nom de famille d'Arnaud est courant au Canada (contrairement au mien). D’ailleurs, ici je porte mon nom de jeune fille, mon nom d’usage ne figure pas sur mon passeport et pour le changer sur les papiers d’ici c’était un peu long et compliqué donc on a opté pour la simplicité.


On va magasiner sur Sainte Catherine. On achète un tapis de bain. On s’installe, on s’installe ! Youhou !

 

 

Jeudi 23 juin


Arnaud avait un petit problème d’oreille avant notre départ au Canada. Lors du bilan de santé à l’IRSA en France, le médecin qui l’a examiné a dit qu’il n’y avait rien hormis un petit bouchon. On avait un peu peur pour l’avion, pour la dépressurisation. Mais rien, il n’a pas même pas eu mal à l’atterrissage, contrairement à moi… Bref, passons. Les jours passent et son oreille était toujours bouchée mais par intermittence. Et là ce matin, il réveille avec une douleur vive à l’oreille et des gonflements au niveau du lobe et impossible de manger, la mâchoire ne veut plus s’ouvrir. Mission du jour : trouver un médecin ! Apparemment, ici les médecins sont principalement en clinique et pas en cabinet. Après avoir appelé de nombreuses cliniques nous répondant toutes que tout est complet, nous voilà partis aux urgences du CHUM (centre hospitalier universitaire de Montréal). Renaud nous a prévenus qu’il fallait éviter les urgences au risque d’y passer la journée et de payer une fortune mais là on n’avait pas le choix. En plus, demain c’est la fête nationale du Québec donc tout est fermé ! Et après c’est le week-end donc il faut absolument trouver un médecin ! Si ce n’est pas aujourd’hui, il faudra attendre lundi. Pour couronner le tout, il pleut. Nous sommes à pied et sans parapluie. Bref, passons. Arrivés aux urgences (après avoir suivi les gommettes rouges sur le sol), on s'assoit sur les chaises beige pour le triage (moins nombreuses que les bleues pour attendre sa consultation). On a l'impression qu'il y a plus d'agents de sécurité que de médecins. Bref, passons. Ça va assez vite, au bout de 35 min c'est à notre tour. Rapide examination par une infirmière. Tension. Allergies ? Antécédents ? Sur une échelle de 1 à 10, quelle est votre douleur? 8. Ok passez à l'enregistrement. Là, on nous demande la carte soleil, carte que nous n'avons pas puisque nous ne sommes pas résidents, donc on nous demande d'aller à la comptabilité. Arrivés là-bas, on nous demande tout simplement qu’il faut qu’on paye 909.28 $. Gloups. On s’attendait à 300/400 $ (déjà !). On retourne à l’enregistrement pour leur dire qu’on ne veut plus de consultation. Le monsieur ne s’étonne pas et nous souhaite bonne chance. Sympa ! Ggrrr…  On verra ça lundi avec un médecin. Sur le moment Arnaud avait moins mal car il avait pris du Paracétamol.

 

chum


Bon maintenant, direction une pharmacie. On va déjà racheter du Paracétamol, comme ça l’avait calmé. Et on voulait aussi de l’eau oxygénée à quelque chose faite pour les otites. Première pharmacie. « Ah non, nous n’avons pas ça, il faut aller dans une plus grande pharmacie ». Cool ! Deuxième pharmacie et là on tombe sur une pharmacienne super gentille, à notre écoute. Elle regarde Arnaud et nous conseille de consulter, c’est vraiment enflé. Elle a peur que ça se propage dans les ganglions. On lui dit qu’on arrive de l’hôpital mais qu’ils demandaient 900 $. Elle est dégoutée par ce système. Elle nous conseille une clinique qui prend qu’une centaine de dollars. On appelle et là bingo on peut y aller sans rendez-vous. Aller et c’est reparti pour un tour ! La clinique n’est pas à côté et il pleut toujours, de plus en plus… On arrive à la clinique. Elle est déjà beaucoup plus rassurante que l’hôpital public ! Même topo. Pas de carte soleil ? 160 $ s’il vous plait ! Et c’est reparti pour une bonne heure d’attente. Verdict de la consultation : « c’est une oreille pas très belle à voir » après qu’Arnaud lui demande si c’est une otite. Et re-attente pour avoir le reçu pour se faire rembourser par notre assurance française. Et on repart avec une ordonnance de TEVA-AMOXICILLIN (3 fois par jour pendant 7 jours). Ah bah ça tombe bien, il y a une pharmacie juste à la sortie de la clinique. Et hop 27 $ le tube de médicaments. Et Arnaud a de plus en plus mal au cours de la journée… Le médecin lui a dit que ça devrait aller mieux dans deux jours. On a acheté un parapluie sur le chemin du retour. Bref. Passons.

 

 

Vendredi 24 juin.


Aujourd’hui c’est la Fête Nationale du Québec. Enfin pour nous ça va se traduire par :

-     Arnaud : rester au repos et au chaud

-     Lauriane : trouver une pharmacie ouverte pour un anti-douleur (le médecin lui a prescrit seulement un antibiotique) pour Arnaud


Il pleut. Certaines festivités ont même été annulées à cause des intempéries. Un concert est organisé au Parc de Maisonneuve, on le regardera à la télé.

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JARDIN Bénédicte 27/06/2011 14:04



On peut dire qu'on ne s'ennuie pas à vous lire! Le système médical est vraiment le même qu'aux Etats Unis j'ai l'impression!


Bon rétablissement à Arnaud! Reposez vous bien tous les 2!


Grosses bises.