Arrivée sur le sol canadien. Récit.

Publié le par Lauriane & Arnaud

Mardi 14 juin

métro chateletLever à 6h, après 2 heures de sommeil, pour prendre l’avion à 12h. Et nous voilà tous les cinq sur le chemin de l’aéroport, chacun avec sa valise.

Arrivés à l’aéroport de Roissy, terminal 3,  mauvaise surprise, on avait un excédent de bagages. Malgré les informations sur le site d’Air Transat, on n’a pas pu mettre tout ce qu’on voulait en cabine donc on a tout mis en soute ce qui nous a valu 6 kilos d’excédent de bagages à 12 $ canadiens le kilo. Par contre, comme on était arrivés dans les premiers à l’enregistrement, on a pu choisir une place côté hublot. Petite consolation ! Autrement, côté ambiance à l’aéroport, on a connu mieux…


billets avionaile avion

 

Après 7h05 d’envolée, comme ils disent, et environ 5 500 kms parcourus à une vitesse moyenne de 780 km/h, l’avion A 330 en provenance de Paris CDG à destination de Montréal YUL, nous a gentiment posé sur le sol canadien ! Même avec une perte importante de mémoire, on ne peut pas oublier le lieu où on se trouve. Tout nous le rappelle : le drapeau canadien apparait sur tout support : édifices, panneaux… Et cela continuera dans la ville. Nous sommes bien à Montréal !

 

immigrationUne fois arrivés, on passe aux choses sérieuses. Premièrement, il faut passer la douane. Ensuite, passage obligé pour tout pvtiste : l’immigration ! On refait le point sur les papiers.

Lettres d’introduction ok

Contrats d’assurance ok

Attestations de fonds ok

Billets d’avion retour ok

En fait, seuls deux papiers sont obligatoirement à présenter à l’immigration : la lettre d’introduction et le contrat d’assurance pour l’année. Le reste, c’était au cas où… En arrivant à l’immigration, on ne se sent pas perdus, c’est comme à la sécu, on prend un ticket ! On s’assoit et on attend avec impatience notre tour. On observe. Les numéros défilent. On remarque une fille déjà à un comptoir depuis notre arrivée pour qui ça a l’air de mal se passer, les agents de l’immigration ont l’air très perplexes, ils fouillent notamment ses valises. On reconnait le « jeune homme » devant nous, on se suit depuis la file d’attente d’embarquement à Roissy. Pvtiste ? Enfin arrive le n° 131, on s’approche du comptoir. La dame prend nos papiers et nous demande si on a passé la visite médicale. Furtif moment de flottement. On répond par la négative et elle nous informe donc que nous ne pourrons pas travailler avec des enfants sur le sol canadien. Ouf ! Mais en fait, c’était quelque chose que l’on savait déjà. Tout est en règle. Elle nous explique le visa de travail : validité d’un an à compter d’aujourd’hui. Mais que ce n’est pas un droit d’entrée. Si on commet un délit il s’annule. Pour terminer, elle nous souhaite la bienvenue au Canada ! (GG !) Enfin ! Nous sortons de là avec un très large sourire !

Ensuite on va chercher les valises qui nous attendaient. Et là premier contact avec le « jeune homme », il cherchait le tapis des valises. Nous le lui avons indiqué. On commence à discuter en prenant la sortie de l’aéroport. Nous avons un point commun : le PVT ! En fait il part rejoindre sa copine.

Bon comment ça se passe pour sortir de l’aéroport ? Taxi ? Navette ? Taxi ? Ce sera la navette. On n’a pas tant de valises que ça… Cinq ! Et là premières impressions sur le pays. Les voitures. L’éducation des québécois. Tout le monde fait correctement la file pour attendre le bus, sans essayer de passer devant le voisin. On monte et là re-« jeune homme » ! On descend au même arrêt, on commence à papoter. Il vient rejoindre pour l’été sa copine française qui fait ses études à Montréal. Avec le PVT en poche, il veut travailler deux mois. Il est ébéniste-charpentier. Contact super sympa. Chacun se souhaite plein de bonnes choses. Aller hop, direction l’appartement : 250 A rue Saint Paul Est. Sur le plan ça ne parait trop loin. Bon en fait, il s’avéra que si : en fait c’était loin. Surtout avec 75 kilos de bagages… Mais nous sommes motivés !


arrivée devant appart

Arrivés devant l’appartement, un mot de Renaud nous attendait sur la porte. On devait aller chercher les clés dans un restaurant juste à côté. Mais où est Bianca ? C’était convenu avec Renaud qu’elle nous accueille puisqu’il travaillait. En même temps, vu l’heure qu’il était (17h, pour rappel on a atterrit à 13h30), on s’est dit qu’elle avait dû partir. On a les clés mais à quelle porte correspondent-elles ? D’après les infos qu’on avait eues ça devait être au dernier étage. On monte. Encore et encore. Rien. On monte un dernier escalier qui doit donner sous les toits. Et là, une jeune fille nous demande si on est les amis de Renaud. Oui ! C’était Bianca. Elle commençait à se demander où on était passé ! On découvre l’appartement. Il est atypique, sympa mais particulier. Bianca nous souhaite la bienvenue chez nous. La conversation s’enclenche. Elle est très volubile et parle avec un accent du Québec profond. C’est une très bonne amie de Renaud mais pas sa « blonde ». Elle est stripteaseuse ce qui lui permet de très bien vivre et d’entretenir son « chum ». Pour la petite histoire, c’est un grand sportif (tôt le matin) mais après il dort toute la journée… Elle nous propose de prendre un taxi pour aller faire les courses à Costco, un supermarché où ils vendent en gros pour avoir de bons prix. On se dit chouette justement on a besoin d’acheter les premières nécessités ! Et nous voilà partis. Pour rappel, heure française il est aux alentours de 2 heures du matin… Waouh impressionnant le supermarché ! Si on avait une douzaine d’enfants, ce serait l’endroit parfait mais là que faire d’un pot de moutarde de 3 kilos, de 2.5 litres de vinaigrette, de 5 kilos de pâtes, 20 savonnettes, 500 coton-tiges… ?


costco

Même prévenu, c'est flippant ! C’est comme un Métro mais en plus grand encore et pour les particuliers .Et même après avoir passé la caisse, Bianca trouve le moyen de vouloir un hot dog. Un fast-food nous attend à la sortie des caisses. Ajouté à cela la fatigue, dur, dur ! La note est salée ! Mais au moins, on a des pâtes pour les six mois à venir ! En rentrant des courses, le chum de Bianca a daigné faire son apparition à l'entrée de leur immeuble (juste à côté du nôtre). Il était vêtu d'un tee-shirt et ... C'est tout! Cul nu il était! Normal ! ...

Première impression mitigée pour tous les deux. Un an ? =)

 

Vocabulaire du jour


A l’arrière des bus : Désolé, hors-service

Sur les emballages alimentaires : Meilleur avant le

Publié dans Vie quotidienne

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JARDIN Bénédicte 18/06/2011 14:44


Eh bien, quelles péripéties! Nous avons pris grand plaisir à vous lire;
Je vous l'avais dit pour les gros volumes en supermarché!
Les rythmes de vie ont l'air bien différents de chez nous!
Bon courage pour le début de cette aventure!
Dans l'attente de vous lire à nouveau, on vous embrasse bien fort.
Bénédicte et Jérémy.